Il y a quelque temps, Bertil et Hugues m’ont demandé d’écrire un article sur ma motivation pour constituer une généalogie ainsi que de partager ces informations via le site de l’association familiale.

Au départ…

Ma curiosité est née lors de mon mariage avec Diane de Coune. En effet, nos deux mères partagent un même patronyme et notre ancêtre commun est le couple formé par Charles van Outryve d’Ydewalle (1840-1876) x (1867) Marie Aronio de Romblay (1843-1926). Plus tard, je me faisais la réflexion que je ne maîtrisais pas bien les divers lignages et cousinages. J’étais perdu…

5LD Photo de famille Hubert Ortegat, son épouse Diane et leurs quatre enfants

J’ai commencé par rassembler toute ma documentation pour la mettre sur un support informatique. Ensuite, curieux, et souhaitant aller plus loin, j’ai consulté plusieurs centres d’archives et visité diverses régions, villages et cimetières.
Les cimetières sont des lieux très intéressants tant pour leur aspect architectural et leur histoire que pour leur fabuleux message de vie. Je me souviens un jour, où Diane, nos enfants et moi-même étions partis visiter le cimetière de St-Katelijne-Waver. Pour motiver nos enfants, je leur promettais un Quick s’ils trouvaient telle ou telle sépulture. J’avoue que cela courait dans tous les sens et que le sujet de mes recherches était vite trouvé !

Avec le temps, j’ai découvert des bases de données permettant de compléter mes informations. J’ai également fait connaissance de cousines et cousins (proches ou lointains) qui avaient de belles histoires à me raconter et de précieuses informations à me fournir.

Quelles sont les difficultés rencontrées avec la généalogie ?

D’abord, il s’agit de trouver le document qui donne une ou des informations quant à la naissance, baptême, mariage (civil et/ou religieux), décès et lieu d’inhumation d’une personne. Même si internet peut nous aider, il s’agit de localiser le document qui nous intéresse et de trouver la personne qui nous y donnera accès.
Ensuite, plus un évènement est ancien, plus on sera confronté à des difficultés de lecture (problèmes d’orthographe et de calligraphie) et de conservation ou de dégradation du document.

Pour continuer, on retrouve souvent des différentes orthographes pour un même patronyme. Certaines variantes résultent d’une simple erreur. D’autres sont la résultante du travail des copistes, qui pour aller plus vite dans leur travail, transformèrent p.ex. le « T » en « L » en laissant tomber la barre horizontale.

Enfin, il arrive que les sources se contredisent. Qui dit vrai ? Est-ce une erreur (volontaire ou pas) de l’officier d’état civil, du curé de la paroisse, … ?

De plus, le monde évolue ; pays et villes changent parfois de nom. Pensons ainsi à toute cette génération qui a vécu au Congo Belge, devenu ensuite la République du Zaïre pour s’appeler aujourd’hui la République Démocratique du Congo. On se rappellera de Costermansville (devenu Bukavu), Léopoldville (devenu Kinshasa), etc…

Outre l’intérêt familial, quelles sont mes motivations profondes pour la généalogie ?

Personnellement, il me semble qu’une vie sans philosophie est une vie sans beaucoup de valeur. L’essence de cette philosophie pourrait tenir en deux évidences : celle de la vie et celle de la descendance.

Tant que nous vivons, nous continuons la lignée de ceux qui nous ont précédés. Ce que nous sommes au départ vient de nos ancêtres. Lorsque nous mourons, nos descendants sont notre « éternité » et nous continuons à vivre en eux. Ceci implique que, tout au long de notre vie, nous devons progresser pour que l’éternité de nos ancêtres soit de plus en plus belle. Mourir sans descendance réduit malheureusement la lignée à néant.

De ce qui précède, il découle une grande responsabilité : celle d’expliquer à tous ceux et celles qui le souhaitent, nos origines, nos liens mutuels et réciproques, notre histoire. Cela permet aussi de mieux appréhender le présent, pour donner de l’avenir et de la profondeur à nos familles. La généalogie permet de tisser des liens avec sa famille, de la comprendre, d’ancrer un sentiment d’appartenance et de donner du sens à une lignée. Bref, un fabuleux message de vie…

Quelques statistiques…

Cette base de données comprend actuellement plus de 24.000 personnes, 30 générations, 1.900 lieux et 2.750 photos. En dessinant une roue ascendante de mes enfants, on obtient 9 générations. Seuls 8 personnes manquent, ce qui donne un total de plus de 502 personnes, identifiées comme étant leurs aïeuls.

Si on considère uniquement la descendance du couple Eugène van Outryve d’Ydewalle (1797 - 1854) x (1821) Clémence van Severen (1801 - 1873), on obtient les quelques statistiques suivantes :


5LD Moyenne d age

5LD Difference d age

5LD Repartition par pays


5LD Repartition par province
5LD Repartition par prenoms courants

 

Trois couples ont le couple Charles van Outryve d’Ydewalle (1840 - 1876) x (1867) Marie Aronio de Romblay (1843 - 1926) en commun :
⦁ François-Xavier Braeckman x (2019) Marielle Struyf
⦁ Maximilien de Wouters de Bouchout x (2017) Mathilde de Montpellier d’Annevoie
⦁ Hubert Ortegat x (1995) Diane de Coune

Pour terminer…

En tant que membre de l’association familiale d’Ydewalle, il vous est possible de consulter gratuitement ma base de données sur le site www.dydewalle.be (via la rubrique généalogie). Le mot de passe de la base de données – à ne pas confondre avec le mot de passe de l’espace privé du site - a été communiqué fin juin 2021 par email envoyé aux membres en règle de cotisation.

Vous y retrouverez une kyrielle de données, souvent accompagnées de photos. Beaucoup d’informations ont été obtenues à titre privé, ce qui explique e.a. pourquoi ma base de données n’est pas rendue publique. Soyez aimable, respectez le souhait de celles et ceux qui m’ont aidé !
Ne pratiquez pas de recopiage intensif pour publier ces informations sur internet. Une telle pratique me donnera toujours l’impression que vous êtes en train « d’entasser vos ancêtres » plutôt que de composer un arbre de vos aïeuls. Cette pratique vous met également en infraction avec le GDPR.

Pour faire évoluer cette généalogie, je serais très heureux si vous pouviez m’aider en me transmettant les naissances, fiançailles, mariages ou décès dont vous avez connaissance. Les naissances et décès les plus récents sont automatiquement publiés sur la page d’accueil.

Je n’ai pas la prétention d’affirmer que ma base de données est exempte d’erreurs. Dès lors, j’apprécierais beaucoup vos suggestions pour faire progresser la qualité de cette généalogie familiale.

Bref, n’hésitez pas à m’écrire à l’adresse mail hubert.ortegat<at>gmail.com pour me communiquer les évènements familiaux et/ou corrections.

Familialement !

Hubert Ortegat
Juin 2021

Notes
1 Roselyne van Outryve d’Ydewalle (†) et Astrid van Outryve d’Ydewalle
2 Livres, documents personnels, faireparts, annonces de naissance, etc…
3 D’abord sur Genealogos, ensuite sur Heredis qui offre infiniment plus de possibilités et de souplesse.
4 Ville située au nord de Mechelen, dans la province d’Anvers.
5 Personnellement, j’évite « Geneanet » : pas fiable, trop d’erreurs, insuffisamment documenté, …
6 En partant du couple Eugène van Outryve d’Ydewalle x Clémence van Severen, on ne dénombre aucun décès pour cette période.
7 J’ai pour habitude, pour identifier clairement chaque individu, de reprendre tous les prénoms connus de chaque personne. Ainsi la statistique est fortement influencée par des prénoms tels que Marie, Ghislain(e), Joseph,…qui, par tradition, étaient ajoutés d’office à la liste des prénoms d’une personne.
8 Les personnes concernées ont tous un lien de parenté de 5 générations ascendantes.